Cri du cœur pour mes sœurs.

Pour commencer, comme son titre l’indique cet article est un crie du cœur. Un pas de fourmis pour le féminisme, mais un grand pas pour moi et mes convictions. Il s’adresse à tout ceux et celles qui souhaitent le lire que vous soyez déjà convaincu par le féminisme ou non. Je m’excuse d’avance si certains sont outrés par mes fautes d’orthographe, mais s’il vous plaît, pour une fois dépasser cela, ce n’est pas le plus important ici.

Tout commence ce matin, dimanche 25 mars 2018. En allant travailler, je lis un article de Madmoizelle.com qui me touche particulièrement, et que j’ai toute suite partagé. Je vous propose le lien ici, pour l’article qui se nomme : « Le syndrome de la bonne élève et comment s’en défaire ? ».

Je me suis reconnu dans beaucoup de ces citations. Je ne remets en aucun cas l’éducation de mes parents en cause. J’ai un petit frère, a-t-on été élevé à certains moments de manières différentes ? Oui. Non pour notre genre, mais pour notre caractère. Je me permets d’évoquer ceci, car l’article parle notamment de l’éducation des jeunes filles par la société et ses pairs. Je me permet de vous mettre un paragraphe mis en valeur dans l’article précédemment cité :

Comme bon nombre de stéréotypes sexistes profondément intégrés, le syndrome de la bonne élève est un produit de l’éducation des filles.On valorise l’obéissance chez les filles, et la désobéissance chez les garçons : ils sont encouragés lorsqu’ils occupent l’espace et prennent la parole, tandis que les filles sont encouragées à être gentilles, discrètes, patientes, à faire le moins de bruit possible et prendre le moins de place possible.« Ne pas déranger », être soigneuse et appliquée, voilà ce que l’on cultive généralement chez les filles. D’où le fait qu’à l’âge adulte, le syndrome de la bonne élève frappe essentiellement les filles, et très peu les garçons.

Tout cela à fait son chemin dans ma tête pendant mon service au magasin. Cela m’a bien sûr ramené à mes idées féministes, comment je le vis quotidiennement et comment je peux les montrer. Je commence à me dire que je pourrai écrire quelques choses dessus, pour le moment rien de concret. De plus, j’en arrive à me dire qu’une manière de prouver mes convictions est par exemple la manière dont je souhaite m’habiller, ne pas me priver de sortir avec des vêtements courts juste pour éviter les regards malsains.

Arrive le moment tant attendu de la relève, ma collègue arrive et ne me semble pas bien du tout. Au moment même où j’étais en train de me convaincre que la société et les regards masculins n’ont pas à me dicter ma tenue, elle se faisait harceler à cause de cela. Elle s’est fait photographier les jambes dans le métro, oui ma douce collègue portait un short et des chaussettes hautes. So whaat ? Puis, un mec la suit dans la rue en lui parlant en anglais, en lui disant que les Français ne sont pas ouvert d’esprit. Monsieur, elle t’a indiqué la banque, elle n’est pas consentante pour poursuivre la conversation, passe-t-on chemin ! Ce n’est pas sorcier, comme diraient nos chers amis.

J’essaye de la rassurer, lui rappeler les « gestes qui sauvent » si elle a un problème. Malgré cela, je suis aussi en colère et peu rassurée. Je ne sais pas si cela n’est que moi, mais quand une de vos connaissances ce fait agresser, c’est toutes celles à qui elle en parle qui se sentent agressée. J’ai beaucoup de chance, je n’ai jamais été agressé ou interpellé violemment, mais comme TOUTES les filles j’ai déjà eu des mots ou des regards mal placés.

Ainsi, cet article et ses pensées qui devaient rester encore dans ma tête sortent aujourd’hui. Je reviens une nouvelle fois dessus, mais, c’est toute notre éducation, celle passée et celle futur qui est en cause. Tant que nous dirons aux filles « Sois belle et tais-toi » et aux garçons que le succès passe par les femmes et l’argent, et que « un homme ça ne pleure pas », les choses ne pourront pas avancer. Je vous recommander un bon documentaire sur l’éducation des jeunes garçons aux Etats-Unis, mais qui fait écho à notre société. Ce documentaire se nomme « The mask you live in » qui est encore disponible sur la plateforme Netflix.

Chers messieurs, je suis féministe, mais je ne suis pas contre vous. Je suis contre la bêtise dont l’être humain est capable et les injustices qu’il y a encore dans ce bat monde. Comme le dit l’image ci-dessous  » real men are feminists ». Je sais que, malheureusement pour beaucoup d’entre vous et cela me désole, il vous faudra tout le courage du monde pour dire à vos amis et collègues (je ne mets pas au féminin exprès) que vous croyez en l’égalité homme-femme et que vous êtes contre toutes formes de violences faites envers la gente féminine. J’irai même plus loin, contre les homosexuels, les personnes qui se considère comme non-binaire ou n’appartenant pas à son genre assigné à la naissance, ou toutes minorités.

Mon article est plus long que d’habitude, mais j’en viens aux conclusions. Les filles battons-nous jusqu’au bout. Je ne suis pas dans les manifestations ou dans une association féministe, mais encore une fois, je pense que nous pouvons vivre cela à notre échelle. Comment ? En s’assumant et essayant de ne pas être en prise du body-shamming. Nous voulons mettre des robes ? Mettons des robes ! Tu veux te maquiller ? Pas te maquiller ? T’épiler ou non ? C’est ton choix. Parle-en autour de toi, partage des post féministes, grave le sur ton corps… Ce dire que je n’ai pas besoin d’un homme pour me défendre, mais un être humain plus fort ou plus intelligent que moi. Ne pas se démonter quand on essaye de nous prouver que nous sommes moins bien que les hommes, que nous sommes des « chaudasses habillées comme ça ». Bien sûr toujours avec politesse et courtoisie et sans te mettre en danger. Je pense que plus nous montrons chacune à notre manière que la femme doit être considérée de la même manière qu’un homme nous ferrons bouger les choses.

Je vous laisse sur ces écrits qui me sont pour le moment cathartiques et comme l’a dit Queen B:

Crédits photos: Pinterest.

2 commentaires

  1. Pour ma part je n’ai jamais été encouragé à désobéir. J’ai été encouragé à être un bon élève, comme mes amis et mes frère et sœur. Déjà il y a confusion dans l’article : « On valorise l’obéissance chez les filles, et la désobéissance chez les garçons : ils sont encouragés lorsqu’ils occupent l’espace et prennent la parole, tandis que les filles sont encouragées à être gentilles, discrètes, patientes, à faire le moins de bruit possible et prendre le moins de place possible. »
    Pour ma part j’ai toujours constaté qu’on valorisait l’obéissance chez les enfants, quelque soit leur genre. Et surtout « ils sont encouragés lorsqu’ils occupent l’espace et prennent la parole » n’a rien à voir avec de la désobéissance… Y’a erreur, là.
    « D’où le fait qu’à l’âge adulte, le syndrome de la bonne élève frappe essentiellement les filles, et très peu les garçons. »
    Alors là pardon, mais il faudrait peut être citer des sources avant d’assener des vérités sans les prouver. Pour ma part je me reconnais totalement dans le « syndrome de la bonne élève / du bon élève ». C’est une réalité pour beaucoup de monde et c’est dommage d’en faire un axe de réflexion féministe. Ca caricature les femmes et les hommes alors que les combats du féminisme vole quand même un peu plus haut, à mon sens.
    Tout les exemples de l’article sont très biaisés et je peux sans problème me les appliquer sans pour autant tomber dans le « les nanas ont été chouchoutées à côté de ce que j’ai vécu ». Là, il s’agirait plutôt de critiquer ce syndrome tout genre confondu, ça aurait un meilleur impact pour tous.
    Si tu enlève le « vernis féministe » de l’article, tout y est très sensé et concerne autant les mecs que les nanas.

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