Walt Disney L’enchanteur RockyRama classic

Ne connaissant pas très bien le magazine, j’avais un peu peur de tomber sur des articles banals. Les auteurs de ces articles ont réussi à faire de ce livre, tout sauf un objet quelconque.

RockyRama est un magazine de cinéma et de pop-culture, comme cela est précisé sur leur site internet. Ayant l’habitude de faire des focus comme dernièrement sur Wes Anderson (mars 2018). Vous trouverez sur leur shop tous les magazines et livres qu’ils ont créer.

Dans ce livre, les auteurs ont décidé de faire un focus sur Walt Disney et son monde. Nous en apprenons plus sur la vie du fondateur, sur les débuts du studio, du parc Disneyland situé près de Los Angeles et des Studios Pixar. Nous avons même le droit à des publicités qui promeuvent les différents objets dérivés Disney, ou qui se servaient de Disney pour vendre leurs produits. La première ci-dessous pour Disneyland et la seconde pour une télévision sur la page de gauche et des goodies sur la page de droite.

Les articles sont écrits par différents auteurs, et cela se sent à la lecture. Sans tomber dans la vulgarité, les articles et plus spécialement certaines phrases, sont décomplexés. Même si les informations sont souvent pointues, tout est simple et agréable à lire. Je vous disais dans introduction, ma crainte d’avoir des informations déjà vues et revues sur les classiques de la firme Disney. Je vous invite à lire le sommaire de ci-dessous qui nous prouve le contraire.

Ces articles sont des mines d’or d’informations. Les auteurs vont chercher dans les tréfonds du studio et nous exposent des films dont j’ignorais jusqu’ici l’existence, comme par exemple La Montagne ensorcelée (1975), Popeye (1980) ou Le Trou noir (1979).

Je vous cite la phrase d’accroche, page 168, de l’article « Le trou noir, l’enfer de Disney » écrit par Maxime Solito. Cela vous permettra de mieux comprendre pourquoi les studios Disney ont voulu réaliser ce film.

1977. Star Wars cartonne en salle et rapporte des centaines de millions à la Fox. Son succès ressuscite la science-fiction à grand budget au cinéma et chaque studio tentera d’apporter sa réponse à Georges Lucas en surfant sur la vague. La Paramount amènera Star Trek du petit au grand écran. Universal adaptera Flash Gordon. James Bond partira dans l’espace avec Moonraker.

Mais pour Disney, ce fut Le Trou noir.

Ces films ne sont pas très connus aujourd’hui. Pourtant, à chaque fois, ils ont réussi à sauver les studios de la faillite. J’ai appris dans les pages de ce livre, que c’est le film Basile Détective privé (1986), qui a vraiment permis au studio de ne pas s’effondrer. De plus, l’auteur de l’article « Basile détective privé », Nico Prat, nous invite à revoir ce film car,

 » …il contient quantité de grandes et belles choses, et constitue encore à ce jour l’une des meilleures versions, certes très libre du Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle »

(page 200).

Aspect que je n’ai compris que bien après mon premier visionnage.

Un article qui n’a pas été pour moi une révélation, mais qui m’a beaucoup amusé, est l’article sur Mary Poppins, nommé de la même manière. En effet, l’auteur Maxime Solito, la compare à Dieu. Il ne se démonte pas et passe tout son article à nous le prouver. Il part d’une théorie de Alan Moore, auteur de la série La ligue des gentlemen extraordinaire. Dans un de ses livres, il va transformer Harry Potter en antéchrist, en face de lui, Mary Poppins a.k.a Dieu.

Je vous cite les lignes qui se trouve en haut de la page de droite (page 123), et qui donne un exemple du raisonnement de Maxime Solito.

Elle est la femme sans âge, a toujours été là et rien ne s’oppose à sa volonté. Ses mots trahissent un égo assurément divin quand elle parle à M.Banks, le père des enfants dont elle a la garde après avoir provoqué du grabuge: « Avant tout, je voudrais être très claire sur une chose. Je n’explique jamais rien ». C’est la rhétorique exacte de tout Dieu monothéiste aux malheurs du monde et aux prières de ses croyants. Mary Poppins n’a pas d’origine, pas de justification à ses pouvoirs sans limites, simplement, elle EST.

J’ai toujours adoré ce film, et cette théorie ne me déplaît pas. Je trouve que cela rajoute une nouvelle touche de magie dans ce film. Je pense que beaucoup d’éléments me fascinent dans cette oeuvre, comme l’époque, les chansons et les danses, et le passage avec l’animation. Vivement la sortie du film « Le retour de Mary Poppins » prévu pour le 25 décembre 2018 aux Etats-Unis, et le 19 décembre en France.

D’autres univers sont assez fascinants, comme ceux de Winnie L’Ourson et Alice aux pays des merveilles. Je vais commencer par notre mangeur de miel et ses amis de la forêt des rêves bleus, avec l’article « Winnie L’Ourson », page 84.

J’ai beaucoup aimé les dessins animés quand j’étais petite et j’ai hâte que sorte le film « Jean-Christophe et Winnie », le 3 août prochain, toujours aux Etats-Unis, et le 1er Août en France.

Dans cet article, écrit par Aubry Salmon, j’ai pu découvrir les origines de ces personnages. Ils ont été créés par Alan Alexander Milne et dessinés par Ernest Howard Shepard, en 1926. A en croire l’auteur de cet article, il y avait déjà beaucoup de produits dérivés autour de ces histoires. Ils ont ensuite vendu les droits à Stephen Slesinger, avant que Disney les obtiennent. Alan Alexander Milne se serait inspiré de son fils, le fameux Jean-Christophe, qui jouait avec ses peluches. Je cite la page 86 pour que vous suiviez correctement le processus de création :

Son fils, Christopher Robin, [qui] lui avait inspiré le personnage du petit garçon héros des aventures de Winnie à force de le voir jouer avec ses peluches parmi lesquelles figurait un « teddy bear » de chez Alpha Farnell nommé Winnie d’après le fameux ours du zoo de Londres […]. Winnie est donc un ours imaginaire inspiré d’un ours en peluche lui-même inspiré d’un véritable ours.

De plus, j’ai découvert grâce à cet article, que Jean Rochefort a raconté les histoires de Winnie L’Ourson. Je vous met une vidéo ici, car cela vaut vraiment le coup d’oeil !

Une de mes dernières surprises parmi d’autres fût d’apprendre que Walt Disney et Salvador Dali avaient collaboré.

Walt Disney aimait beaucoup le mouvement pictural surréaliste. Selon Jac, l’auteur de l’article « Le surréalisme au pays des merveilles », page 219, l’oeuvre Fantasia (1940) rappel les oeuvres de Dali et Magritte. Puis en 1941, avec Dumbo, Walt Disney continue dans sa lancé avec le rêve de son personnage principal remplis d’éléphants roses. Il nous montre encore plus son admiration pour Salvador Dali. Toujours selon cet article, les deux hommes seraient rentrés en contact en 1936, grâce à l’exposition Fantastic Art, Dada and Surrealism au MOMA de New-York. Les deux hommes vont collaborer, mais ne vont pas réussir à fusionner leurs visions, pour finir leur idée du film Destino. Puis en 1946, les studios ont trop de dettes pour continuer à employer Dali. Cela a quand même bien servi à Walt Disney qui sort Alice aux pays des merveilles en 1951. Quant à lui, en 1969, Dali illustrera une édition de ce roman. Destino sera repris par Roy Disney, le neveu de Walt. Il est dirigé par Dominique Montféri, et est disponible sur internet depuis 2003.

Mon article est assez riche, et encore je n’ai pas parlé de tous les articles, mais j’espère vous avoir fait découvrir d’autres facettes de l’univers Disney.

A une prochaine fois et n’oublier pas :

(J’espère qu’ils disent vrai et qu’ils en feront un autre !)

Crédit photographiques: Chloé Rachédi (a.k.a cinéma et quotidien)

Vidéos: Youtube et Dailymotion

2 commentaires

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s