Mes films du mois de septembre 2018

Entre la fin de mon master, mon séjour dans le sud et le début de la préparation de mon concours, j’ai quand même pu aller six fois au cinéma. Encore une fois ce ne fût pas que des bonnes surprises. Je continue à écrire ce type d’article comme « mes films d’août », c’est à dire avec des mini-textes et non en grands points.

Ce mois-ci j’ai pu voir: Whitney, Shéhérazade, Première année, L’ombre d’Emily, La prophétie de l’Horloge et Un peuple et son roi.

Whitney

Film réalisé par Kévin Macdonald et sorti le 5 septembre 2018.

Ce film est en réalité un documentaire sur la vie de la célèbre chanteuse : Whitney Houston. Le réalisateur reste dans une narration classique en mélangeant des images d’archives et des morceaux d’interview. Les images d’archives correspondent à des moments intimes de la vie de la chanteuse et des images d’émission de télévision ou de ses concerts.

Kévin Macdonald nous propose une intrigue autour de la mort de Whitney Houston, en présentant sa descente aux enfers à cause à la drogue et des traumatismes liés à son enfance. Le réalisateur cherche à faire parler les membres de son entourage, notamment son ex-compagnon, tout en respectant leur silence et non-dit.

Même si vous ne connaissez pas énormément cette chanteuse, son histoire fait écho à beaucoup d’autres et nous permet de comprendre l’univers parfois destructeur du star-système.

Shéhérazade

Film réalisé par Jean-Bernard Marlin et sorti le 5 septembre 2018.

Ce film fait partie de mes coups de cœur de l’année 2018. Au cœur de Marseille, des ados essayent de vivre, de survivre plus précisément. En sortant de la prison pour mineur, Zach est rejeté par sa mère. Pour se débrouiller, il met sur le trottoir Shéhérazade. Les deux ados vont vite tomber dans les pièges de l’amour et de la vie.

Le scénario me semble juste, sans extrapolation sur les conditions des adolescents défavorisés qui prennent des chemins de travers pour s’en sortir. Les acteurs et actrices sont touchants et prometteurs, jamais dans la sur-interprétation.

La fin du film peu paraître surprenante. Zach prends une décision qui va déterminer son futur proche, mais aussi l’avenir qu’il souhaite se forger. Il a comprit que sa vie est entre ses mains et qu’il est le seul à pouvoir l’embellir. 

Première année

Film réalisé par Thomas Lilti et sorti le 12 septembre 2018

Déjà connu pour ses films sur l’univers médical Hippocrate en 2014 et Médecin de campagne en 2016, Thomas Lilti se penche sur les étudiants en première année de médecine à Paris.

Le film n’est pas un désastre, mais reste assez plat, très descriptif à mon goût. Le réalisateur signe un film assez descriptif sur le quotidien de ses étudiants de médecines. Ce style descriptif peut dérouter, mais il semble nécessaire pour rentrer correctement dans cet univers, et comprendre la tension du concours. En effet, les amphis et les révisions sont beaucoup montrés pour nous faire suivre la chronologie de la préparation du concours.  La pression a présente dans ces scènes, ce qui nous nous montre les rivalités, les codes sociaux et le mental à avoir pour réussir ce concours réputé pour sa difficulté.

De plus, cela évoque aussi le thème de l’hérédité. Le père d’un des héros est médecin, il va fonder beaucoup d’espoir, tout en restant très froid, sur son fils qui le vit très mal.

Pour conclure, cela peut-être un « film d’horreur » pour des premières années, mais qui laisse peu de trace pour une personne qui n’opère pas dans ce monde.

L’Ombre d’Emily (A Simple Favor)

Film réalisé par Paul Feig et sorti le 26 septembre 2018.

J’ai vu ce film en avant-première grâce au Festival Première. En plus du contexte qui n’était pas très propice à apprécier un film, le gaumont-parnass ne sait toujours pas gérer les avant-premières (je balance, mais ce n’est vraiment pas la première fois), le film ne m’a pas emballé.

Pensez au film d’investigation qui passe sur TF1 les après-midi, et ajoutez-y des acteurs et actrices connues (Anna Kendrick, Blake Lively, Rupert Friend). Ce film est l’adaptation du roman Disparue de Darcey Bell. Stéphanie est une mère célibataire qui rencontre Emily à l’école de son fils. Elles semblent se lier d’amitié jusqu’à ce que Emily disparaisse et entraîne Stéphanie dans une enquête assez glauque. Inspiré de faits réels, comme nous l’apprenons à la fin, le scénario est de plus en plus grotesque. Les revirements de situations ne sont pas toujours bien menés et les moments gossips sont gênant.

Seule la classe et les costumes de Blake Lively sauvent le game.

La Prophétie de l’Horloge

(The House With a Clock in its Walls)

Film réalisé par Eli Roth et sorti le 26 septembre 2018.

Un petit garçon perd ses parents, et se retrouve à vivre chez son oncle. Il se rend vite compte que son oncle est un mage et qu’il essaye de trouver une horloge dans les murs de sa maison. Le film est mené par Jack Black est toujours aussi drôle, Cate Blanchett a toujours autant de prestance et Kyle MacLachlan, le célèbre Dale Cooper de Twin Peaks.

Le film étant pensé pour un jeune public, je trouve que les éléments de l’horreur ne prennent plus sur les adultes. De plus, les images de synthèse se ressent trop sur certaines scènes, ce qui fait perdre de son intensité à l’action.

Un bon point du scénario sont les raisons qui poussent le méchant à vouloir tout détruire. Il a été rendu fou par la Seconde Guerre mondiale, nous sommes dans les années 50 dans le film. Il veut récréer une humanité sans humain pour que les mêmes erreurs ne se renouvellent pas.

Pour conclure, ce film est bien pour des jeunes adolescents dans cette période pré-halloween.

Un Peuple et son roi

Film réalisé par Pierre Shoeller et sorti le 26 septembre 2018.

Ce réalisateur a déjà l’habitude de traiter les enjeux de pouvoir, notamment avec son film L’exercice de l’état sortie en 2011.

Cette fois-ci, il retrace la révolution française, du 14 juillet 1789 au 21 janvier 1793, jour de la mort du roi Louis XIV. Il va surtout se centrer sur la naissance de l’Assemblée Nationale, un des symboles de la révolution. En effet, peu de scène de combat, mais beaucoup de discours dans les murs de l’Assemblée. De plus, je salue la place faite aux femmes parisiennes dans ce film, présentées comme des participantes à part entière de cette révolution française.

Malgré cela, j’ai ressenti la longueur du film à cause de l’inégalité dans le jeu d’acteur. Il faut aussi avoir un minimum de connaissance et de vocabulaire pour bien suivre tout le film. Sans vulgariser le sujet, je pense qu’il est possible de le simplifier un peu plus pour qu’il puisse toucher plus de personnes.

Crédits Photographies: Allociné et Universal Picture France

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