Mes films de mars 2019

Dumbo

Réalisé par Tim Burton, sorti le 27 mars 2019.

Cela vous est déjà arrivé de préférer la bande annonce au film ? C’est ce qui met encore une fois arrivé avec le nouveau film de Tim Burton. La compagnie Disney prévoit du lourd cette année, mais cette adaptation de Dumbo ne m’a pas vraiment emballé. J’ai revu la version dessin animé sorti en 1941, avant de voir ce film et j’avais déjà été déçu, mais en me disant que cette adaptation lui ramènerait un peu de fraîcheur.

Dans cette nouvelle version, tout est assez plat, et les scènes qui mériteraient d’être étirées ne le sont pas. Les acteurs ne livrent pas forcement de performances mémorables et la pâte de Tim Burton, assez spécifique, n’apparaît pas. Tous ces éléments donnent un film sans grande originalité. Bien sûr, les effets spéciaux, les décors et les costumes sont beaux, mais ces éléments n’arrivent pas à porter le film. « Le Cirque des Frère Médici » qui a accueilli Dumbo déménage à Dreamland, hommage à Disneyland. C’est une bonne idée pour rallonger la version dessin animé qui ne dure que une heure cinq.

Des bonnes idées, il y en à d’autres. Comme faire un parallèle entre l’histoire de Dumbo et celle de la famille Farrier. Le père revient de la première guerre mondiale avec un bras en moins, ce qui lui vaut des quolibets. Dumbo est aussi moqué à cause de ces oreilles. Ce dernier est séparé de sa maman et les enfants ont perdu la leur à cause d’une maladie. Pourtant, je n’arrive pas à comprendre si Tim Burton introduit la famille pour parler de Dumbo ou Dumbo pour parler de la famille. Je parlais de scènes qui auraient pu être rallongées, je pense que cela aurait pu répondre à ma question. Aussi, certains personnages sont seulement là pour rappeler le dessin animé. C’est vraiment dommage, car je pense qu’avec eux Tim Burton aurait pu rapporter un peu plus de folie à ce film , qui se veut original sans arriver à l’être.

La compagnie Disney prévoit encore beaucoup d’adaptations, comme Aladdin et Le Roi Lion, j’espère que ces films seront mieux que Dumbo. Mais peut-être n’aurais-je pas dû regarder de nouveau le dessin animé avant … ?

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: youtube.

Mon Bébé

Réalisé par Lisa Azuelos, sorti le 13 mars 2019

Souvenez-vous Lisa Azuelos avait déjà abordé le sujet de l’adolescence dans ces deux films LOL. Le premier français sorti en 2008 avec Sophie Marceau et Christa Theret, et le deuxième américain en 2012 avec Demi Moore et Miley Cyrus. Elle revient donc ici dans une version « mise à jour » de ce sujet, dans ce qui semble être la même famille (les parents divorcés, le grand appartement parisien, la grande soeur qui se nomme Lola…).

La réalisatrice met cette fois-ci en scène sa propre fille, Thaïs Alessandrin, dans le rôle de . Nous apprenons qu’elle a de grandes chances de partir au Canada si elle décroche son bac avec mention. Nous suivons, de mon point de vue, plus la mère de Jade (Sandrine Kimberlain) dans ce film. Elle est vraiment perturbée à l’idée que « son bébé » s’éloigne autant faire ces études. Elle essaye de capter le maximum de souvenir et de gérer aussi sa propre vie.

Amené comme cela le film semble bien, pourtant il ne m’a pas convaincu. Est-ce parce que ma relation avec ma mère est différente, que je ne suis pas partie faire des études à l’autre bout du monde, que je n’ai pas pris de cuite en boite à 17 ans ? Ou peut-être que pour moi les sentiments que peuvent sentir Jade ne sont plus présent – j’ai eu mon bac en 2013- et que je ne suis pas encore mère. Pourtant, je pense que cela va plus loin que le ressenti. Cela se voit que la réalisatrice a voulu bien faire, mais certaines scènes ou personnages sont vraiment clichés. Les personnages masculins notamment, le père absent et qui n’a jamais été totalement présent, la conquête qui ne comprends pas le « non », le grand frère qui n’accepte pas de voir sa sœur avec son meilleur ami, le grand-père qui mate les décolletés…

C’est dommage, car je pense que dans ce genre de film il est possible de pouvoir créer des personnages secondaires un peu plus complexe, comme le sont le personnage de Jade ou de sa mère. Mais parfois même les scènes entre elles sont clichées.

Voilà, j’ai vraiment essayé à chaque scène de trouver quelques choses d’intéressant, mais je suis vraiment ressortie déçue de ce film. Je vous laisse comme d’habitude avec la bande-annonce pour que vous ne vous fiez pas seulement à mon jugement, car je pense que chaque personne prends ce type de sujet de manière différente.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Ma vie avec John F. Donovan

Réalisé par Xavier Dolan, sorti le 13 mars 2019.

Le réalisateur québécois, que le public déteste ou adule, a de nouveau frappé fort avec ce film. Le réalisateur de Juste la fin du monde (2016) et Mommy (2014) revient encore une fois sur ces thèmes de prédilection -les problèmes avec la figure maternelle et l’homosexualité- mais toujours en finesse.

Nous suivons ici plusieurs lignes de temps pour reconstruire l’histoire de Rupert Turner et John F. Donovan. Enfant, Rupert Turner, jeune acteur, entretenait une correspondance avec son acteur favori John F. Donovan. Tout s’arrête à la mort tragique de ce dernier. Le film commence au moment où son amie le retrouve mort, et que Rupert l’apprend à travers le journal télévisé. Un saut dans le temps s’opère et nous retrouvons Rupert, jeune adulte, se confiant à une journaliste. Nous avons ensuite des flash-backs qui reconstruisent son histoire. Nous suivons aussi parallèlement celle de John F. Donovan.

Xavier Dolan nous offre encore une fois sa vision de la vie en montrant comment la société peut nous renvoyer une image négative de nous même. Rupert se fait brutalisé par ses camarades, car ils le considèrent « différent » et John se bat avec son homosexualité qu’il peine à assumer. Il y a toujours le conflit avec la mère qui rentre en jeu, mais cette fois-ci le réalisateur semble trouver plus de porte de sortie aux différents conflits entre la mère et le fils, que se soit du côté de Rupert ou du côté de John F.

Une nouvelle fois, les acteurs, les plans, les lumières et la bande-son sont choisis à la perfection. Certaines chansons sont presque mises entièrement, notamment celle du générique de début. Sans pour autant transformer le film en clip musical géant, ces chansons permettent de renforcer les émotions et l’esthétisme des scènes.

Vous l’avez compris, j’ai vraiment aimé ce film de Xavier Dolan qui arrive à transformer un scénario simple en une belle oeuvre cinématographique qui confirme de nouveau son grand talent de réalisateur.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Captain Marvel

Réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck, sorti le 6 mars 2019.

J’ai eu le temps d’aller voir ce nouveau Marvel entre mon anniversaire et mes derniers préparatifs pour New-York. Je vous livre donc une critique plus rapide qu’en temps normal. J’ai bien apprécié ce film aux nuances de Star Wars et qui sent bon les années 90.

Il me parle bien entendu car c’est un biopic centré sur un personnage féminin, mais cela ne s’arrête pas là. Ce n’est pas parce qu’un film à une ou des héroïnes qu’il va forcement être féministe ou au moins progressiste. Pourtant ici, l’héroïne se bat, entre autre chose, pour sa condition. Elle s’émancipe de son mentor qui lui demande de contrôler ses émotions pour mieux utiliser son pouvoir. Je vous laisse vous souvenir du nombre de film où des hommes demandent à des femmes de contrôler leurs émotions pour paraître plus crédible.

De plus, nous avons à l’écran de belles scènes de sororité entre la futur Captain Marvel et des femmes qui lui sont chères. Elle va aussi être un exemple pour une petite fille, ce qui est encore une fois assez novateur qu’une femme puisse avoir une figure de mentor.

J’espère que cette rapide critique vous aura convaincu et qu’elle vous donnera envie de voir ce film. Je fini en espérant que notre Captain Marvel aura la place qu’elle mérite dans Avenger : End Game, en salle le 24 avril 2019.

Crédit photographie: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

Grâce à Dieu 

Réalisé par François Ozon, sorti le 20 février 2019

C’est un peu tardivement que j’ai vu ce film très différent de Marie-Stuart. Ce dernier parlait de notre passé, ici c’est l’Histoire qui s’écrit. François Ozon a décidé de prendre parti dans l’affaire du père Preynat. Romancé, mais tiré de faits réels, nous suivons des anciens scouts qui se sont fait attouchés sexuellement par ce prêtre. Bien que l’avocat de ce dernier est essayé d’en repousser la sortie, voir cet article de Première, le film est bien paru en salle à la date initiale. Le dernier jugement sera rendu très prochainement soit le jeudi 7 mars 2019.

C’est un film fort tant dans sa réalisation que dans ce qu’il transmet. Je tiens à préciser que de mon point de vue, le film ne remet pas en cause le principe même de la religion et de la croyance dans un Dieu, mais bien l’institution Ecclésiastique et les hauts placés de cette institution qui ne font rien pour protéger les enfants. Le film est cru mais toujours dans la suggestion. Les actes de pédophilies ne sont jamais explicitement montrés. Nous nous les imaginons à travers les témoignages des différents hommes qui ont été agressés. Cela se fait aussi grâce à plusieurs flash-back qui nous montre comme le prêtre arrivait à isoler les jeunes garçons. Le réalisateur a décidé de ne pas montrer les actes en lui même. De plus cela permet, dans mon sens, de protéger les enfants acteurs . Ils sont bien entendu en âge de comprendre ce qu’ils jouent mais ils n’ont pas eu besoin de jouer l’acte. Bien que ce soit du jeu d’acteur cela peut quand même déranger.

Le film est, comme je le citait plus haut, aussi fort dans sa réalisation. Le personnage principal change continuellement, mais de façon fluide et logique. Nous rentrons dans la vie de ces messieurs, un à un, pour comprendre leur histoire et où cela les a mené. Nous pouvons constater qu’ils n’ont pas tous vécu ces souvenirs de la même manière. Ce découpage est là pour nous faire comprendre qu’il n’y a vraiment pas eu qu’une seule victime et quand une arrive à parler, cela peut faire un effet boule de neige positif.

Je ne suis pas sorti de ce film en sautant de joie de part la gravité de son sujet, mais François Ozon a eu totalement raison de porter ce sujet à l’écran, même si l’affaire n’a pas fini d’être jugé. Pour moi, le discours du film va bien au delà de l’Église et de la Religion, mais est bien là pour demander une reconnaissance des victimes, de les écouter et de les aider comme nous pouvons dans leur chemin judiciaire et de reconstruction.

Crédit photographie: allociné

Crédit vidéo: Youtube

Marie Stuart

Reine d’Ecosse. 

Réalisé par Josie Rourke, sorti le 27 février 2019

La réalisatrice britannique signe un très bon premier film relatant la relation compliquée entre Élisabeth Ier Reine d’Angleterre et Marie-Stuart, ancienne Reine de France, qui revient régner en Écosse. Je commence donc mon mois de mars avec des figures de femmes fortes, comme j’aime en voir. La Reine d’Angleterre est jouée par Margot Robbie (Moi, Tonya 2017) et Saoirse Ronan (Lady Bird, 2018) joue la Reine d’Écosse.

Voici le résumé trouvé sur le site de Universal Pictures France:

Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la poigne d’Élisabeth Iʳᵉ s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire.

Nous voyons dans ce film à quel point les hommes peuvent haïr les femmes, et plus encore les femmes de pouvoir. Comme le dit le résumé, les deux reines doivent évoluer dans un monde d’homme. Ces derniers font tous pour attiser la discorde entre la Reine Élisabeth Ier et la Reine Marie-Stuart. Le film se situe à la fin des années 1580, la religion fait donc aussi partie des éléments déclencheurs des différents conflits. La Reine Marie-Stuart est catholique et prétend au trône d’une Angleterre devenu protestante. Sans grand spoiler car l’Histoire est faîte ainsi, c’est son fils James qui en montant sur le trône réunira l’Angleterre et l’Écosse.

Le scénario montre les manigances des hommes, mais expose aussi la puissance et détermination de ces deux femmes. L’amour et les unions matrimoniales sont des sujets sur lesquels elles donnent ouvertement leurs avis, mais tout ne se passe pas comme elles le souhaiteraient. Prenons le cas de Marie-Stuart, même si elle met un enfant au monde, elle va avoir des relations compliqués avec les hommes. A la différence de d’autres films ses relations sont peu érotisées ou rendu glamour notamment la scène où elle subit en viol. La réalisatrice a préféré filmer son visage en gros plans sur pour faire ressortir la douleur et la terreur qu’elle vit plutôt que rester constamment sur l’homme et son plaisir malsain de commettre un tel acte.

Les lieux de tournage et les décors sont des éléments important selon moi dans la réussite dans film. Ils doivent correspondre aux sujets mais ne pas les éclipser. Ici, l’époque historique et les lieux d’évolution des personnages sont amenés dans un belle simplicité. La manière de filmer les paysages, en plan large, nous permette de nous imprégner de leur beauté et me donne envie de voyager. Les intérieurs sont aussi présentés sans surcharge inutile pour nous consacrer aux actions des personnages.

Pour conclure, je considère encore une fois que ce film peut convenir à un large public, qui cherchera soit à apprécier le beau jeu de ses actrices prometteuses, à s’émerveiller devant les grandes plaines écossaises ou à parfaire ces connaissances dans le rôle que les femmes ont tenus dans l’Histoire.

Crédit photographies: Universal Picture France

Vidéo: Youtube

 

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