Mes films d’avril 2019

L’adieu à la nuit

Réalisé par André Téchiné et sorti le 24 avril 2019.

Après « Nos années folles » (2017) et « Quand on a 17 ans » (2016), André Téchiné nous livre un film sur une jeunesse ne trouvant pas sa place dans la société française de 2015.

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite…

Tel est le synopsis de ce film trouvé sur le site Ad Vitam distribution. Catherine Deneuve se retrouve de nouveau cantonnée à un rôle de mamie perdue. En effet, Alex (Kacey Mottet Klein) décide de partir faire le djihad en Syrie avec sa petite amie Lila (Oulaya Amamra) et Bilal (Stéphane Bak). Ces derniers l’ont fait se convertir à l’Islam.

Le scénario part avec une idée actuelle et importante à mes yeux. Comment empêcher des jeunes de tomber dans un Islam qui les fera tuer en Syrie. Muriel rencontre notamment un homme, maintenant père, qui a combattue en Syrie au côté de l’armée islamiste. Il lui dit qu’il était un jeune homme banal, qui lisait des mangas, jouait aux jeux vidéos et au foot avec ses potes. Pourtant, il ne se retrouvait pas dans les idéals de la société française. Il dit  » la France m’ennuyait ».

Nous pouvons donc voir dans la décision de Alex, une manière de se construire, de faire quelque chose de sa vie. Nous comprenons au fil de l’histoire qu’il est orphelin, sa mère est morte et son père tout comme pour lui. Il a aussi raté le concours d’entrée en école de médecine et ne sait pas quoi faire de sa vie. Il se retrouve donc dans un moment de faiblesse, ce que doivent chercher les recruteurs du djihad. Ces aspects du personnage sont intéressants, car ils ne rentrent pas dans les clichés habituels du jeune homme d’origine maghrébine vivant dans une cité au fin fond de la Seine-Saint-Denis.

Certes, sa grand-mère semble être pied-noir, mais nous n’en savons pas vraiment plus. Cela donne quand même un passage du film intéressant, deux manières de vivre la religion. Pendant qu’ Alex, Lila et Bilal font une cérémonie religieuse, la jeune fille apprend le destin qui l’attend en Syrie. Celui d’une femme soumise, avec plusieurs maris et vivant enfermée. En parallèle, la famille de Youssef, ami de Muriel, célèbre la victoire à une course hippique de son fils. Une jeune fille se met librement à danser comme Sia en brassière autour de la table. Je dis deux manières de vivre la religion, car Youssef dit un peu plus tard qu’il est lui même musulman. Il est en train de célébrer sa famille, sa vie et laisse sa petite fille, sa belle-fille et son amie s’exprimer oralement et corporellement.

Encore une fois, le scénario part d’une bonne idée. Pourtant, le film n’est pas aussi réussi que je l’attendais. Le rythme est très lent, et les personnages, mis à part celui de Lila, semblent réciter leur texte sans grande émotion. Catherine Deneuve a un personnage assez mou qui ne réagit pas, dès le début du film, quand son petit fils se comporte mal avec elle. Il lui parle à peine, s’énerve vite et l’évite. Pour finir, le film aurait mérité bien trente minutes en plus, permettant de comprendre les actions de la justice envers les jeunes qui tentent de faire le djihad.

Un autre film Le jeune Ahmed semble parler du même sujet. Il est réalisé par les frères Dardenne et se retrouve en compétition du festival de Cannes cette année pour gagner la palme d’or. Il sera en salle le 22 mai 2019.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: youtube

Avengers: End Game

Réalisé par Joe et Anthony Russo, et sorti le 24 avril 2019. 

Pour comprendre et apprécier ce film, je vous conseille vivement d’avoir au moins vu Avengers: Infinity War (2018), sinon le film va être très long. En parlant de temps de visionnage, le film dure 3 heures. La bande-annonce prévoyait un film de folie et pourtant j’ai été un peu déçue.

Voici un résumé trouvé sur le site de The Walt Disney Compagny France:

Dans AVENGERS : ENDGAME, on retrouve les Avengers après leur défaite face à Thanos, le super-vilain qui, après avoir réuni les six pierres d’Infinité, a imposé sa volonté à toute l’humanité et exterminé au hasard la moitié de la population mondiale, dont de nombreux super-héros. Au lendemain de la défaite, les Avengers restants sont confrontés à la plus grande de toutes leurs épreuves : trouver en eux-mêmes la force de se relever et découvrir le moyen de vaincre Thanos une fois pour toutes.

C’est à partir d’ici que je commence à spoiler si vous n’avez pas vu le film. 

Je ne prétend pas être scénariste, mais je trouve que le voyage dans le temps était une solution de facilité. Il y a d’ailleurs une scène où certains Avengers citent le nombre de films qui tournent autour de ce principe. Le groupe décide de créer une machine à remonter le temps pour récupérer les différentes pierres de l’infinie avant Thanos. Nous nous retrouvons donc comme dans le film précédent à suivre plusieurs time-lines, car tous les personnages ne vont pas ensemble à la même époque. Ainsi, nous voyons de nouveau des scènes des précédents films. Cela peut-être un hommage au reste de la saga qui a commencé avec le premier Iron Man en 2008, mais je trouve que cela manque d’originalité. Puis, encore une fois, nous avons un mélange de tons – comique, sérieux, tragique-  et de lieux qui peut rendre un peu confuse la progression du film.

De plus, cela ne permet pas à toutes les histoires d’être développées. Nous avons bien Iron Man qui est maintenant papa et qui craint pour son avenir, et Nebula qui se retrouve dédoublée et qui doit se battre conter Thanos, mais les autres personnages sont traités assez rapidement. Au contraire, certaines scènes auraient le mérite d’être raccourcis. Les réalisateurs ont décidés de placer l’action du film cinq ans après les événements avec Thanos. Je me demande pourquoi les scénaristes et les frères Russo ont voulu faire une ellipse de cinq ans, au lieu de placer l’action directement après la disparition de la moitié de la population.

Peut-être est-ce pour rajouter des moments tirent-larme, déjà assez nombreux dans le film. Nous savons que c’est la fin d’une ère dans l’univers Marvel, et la réalisation nous le fait bien sentir. Notamment certains moments de discussions entre les personnages, ou la mort de Black Widow ou de Tony Stark. Certes, la mort d’un personnage est toujours triste, mais il est possible de la traiter avec moins de lourdeur.

Enfin, je trouve cela vraiment dommage que Captain Marvel soit quasiment inexistante. Je pensais vraiment qu’elle allait avoir plus d’apparition à l’écran. C’est aussi ça le soucis quand nous avons trop de personnage à faire évoluer en peu de temps. Le film dure trois heures, mais pour qu’un personnage parmi tant d’autres évolue correctement il faut encore plus de temps.

Vous l’auriez compris je n’ai pas été emballée par cette fin de saga Avengers. je vous l’accorde il reste beaucoup de personnages intéressants dans ce groupe qui peuvent faire de bon sujet de films ou des suites.  Disney et Marvel nous promettent déjà d’autres films comme Spider-man: Far from home, prévu pour le 3 juillet 2019 ou la suite de Docteur Strange qui n’a pas encore de date de sortie.

J’espère que vous avez mieux apprécié le film que moi, et pour ceux qui ont lu mon article sans avoir vu le film, je vous laisse avec la bande annonce.

Crédit image: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

Mon inconnue

Réalisé par Hugo Gelin et sorti le 3 avril 2019.

Olivia (Joséphine Japy) et Raphaël (François Civil) se rencontrent par hasard au lycée. Elle s’exerce à devenir pianiste et lui cherche à écrire un roman de science fiction. C’est le coup de foudre et ils sont très amoureux pendant dix ans. Du jour au lendemain, Raphaël se réveille dans la vie qu’il aurait pu avoir s’il n’avait pas rencontré Olivia. Une vie « moyenne » par rapport à sa carrière d’écrivain, alors que Olivia est devenue une grande star du piano. Il va faire en sorte qu’elle retombe amoureuse de lui pour qu’ils retrouvent leurs anciennes vies.

Hugo Gélin nous conte leur histoire dans l’ordre chronologique. Il ne cherche pas à insérer de long flash-back explicatif quand Raphaël change de dimension temporelle. Je trouve cela plutôt bien choisi, car même si j’aime ce procédé cinématographique, je le trouve un peu trop présent ces derniers temps, ce qui lui fait perdre de son originalité. Le réalisateur nous présente donc Joséphine Japy et François Civil grimés en lycéen.ne passionné.e par leur art et qui tombent éperdument amoureux. Nous avons ensuite une série de courtes scènes s’enchaînant qui nous montre leurs parcours amoureux et de carrières, pour arriver au moment où Raphaël va changer de dimension temporelle.

L’intrigue du film à ses originalités mais n’est fondamentalement pas nouvelle. Un homme qui recherche à tout pris à reconquérir une femme est un scénario déjà vu et revu. J’avais peur de retomber dans la lourdeur du harcèlement et du stalkage. Sur ce sujet, je vous conseille d’écouter le podcast de Thomas Messias, Mansplaining épisode 7: Stalker ou séduire, il faut choisir.  Il parle assez justement de ce sujet à travers plusieurs films cultes. Je vous conseille aussi ces autres épisodes touchants à la masculinité dans le cinéma, sujet qui est assez proche de Mon Inconnue.

Pourtant, le film arrive à laisser de côté ses clichés et nous livre une belle histoire d’amour. Certes, Raphaël est très présent au près d’Olivia et de sa famille, mais il arrive à comprendre le non, et semble accepter de s’adapter au rythme d’Olivia. Il est plusieurs fois à deux doigts de tout arrêter. Cette réalisation est réussie aussi grâce aux personnages secondaires qui viennent rajouter un peu de piquant dans cette comédie romantique déjà drôle. Je pense notamment au personnage de Mélanie (Camille Lelouche) qui est censée être la petite amie/plan cul de Raphaël -selon le point de vu- dans sa nouvelle vie et Félix (Benjamin Laverhne) le meilleur ami du personnage principal dans sa vrai vie et dans sa nouvelle vie. Félix joue un personnage à la fois fou et légèrement dépressif, qui met souvent Raphaël dans des situations gênantes, tout en l’aidant grandement.

Je ne vous dévoile pas plus de ce film qui mérite d’être vu pour son scénario, son humour, sa folie et aussi ses très beaux morceaux de pianos.

Crédit photo: Allociné

Crédit audio: Soundcloud

Crédit vidéo: Youtube

La lutte des classes

Réalisé par Michel Leclerc et sorti le 3 avril 2019.

École publique ou école privée ? C’est une question que tous les parents se sont sûrement un jour posée. C’est aussi la question que se pose Sophia (Leila Bekhti) et Paul (Edouard Baer). Après Télé gaucho en 2011 et Le nom des gens en 2010, Michel Leclerc nous offre un nouveau film sur les clivages idéologiques de la société française.

Paul et Sophia déménagent à Bagnolet dans un petit pavillon, au pied des tours où Sophia à grandit. Cinq ans plus tard, un élève est gravement blessé par un autre dans l’école de leur fils et beaucoup de parents aisés retirent leurs enfants de l’établissement. Paul et Sophia commencent à craindre pour la sécurité de leur fils. En voulant le protéger et faire évoluer les choses, ils ne font qu’empirer les situations.

Le film porte bien son nom. L’école est en effet un endroit où les différentes classes sociales sont assez flagrantes, surtout en proche banlieue parisienne. Les écarts se creusent encore plus dans le même quartier, quand les parents aisés retirent les enfants de l’école de secteur pour les mettre dans une école privée catholique. Il est notable que tous les parents qui ont ce geste sont « blancs ».

Le scénario évoque le regard que les parents peuvent se porter entre eux, concernant la manière dont ils élèvent leurs enfants respectifs. Aussi, il tourne autour du ressenti des parents. Sophia et Paul se demandent ce qu’ils doivent faire pour leur fils, s’ils ont raisons de vouloir le changer d’école ou non. Le dilemme est d’autant plus dure pour Sophia d’origine maghrébine, qui a fait toute sa scolarité à Bagnolet et qui a réussi à devenir avocate réputée. Paul, ancien Punk, se veut contre la société et large d’esprit, mais plus le film avance plus il sort des préjugés, et nous pouvons nous rendre compte qu’il a un gros problème avec la religion. Ces clivages vont mener le couple au bord de la rupture.

Je trouve ce film intéressant car il expose, au sein d’un couple pensant être soudé, les divergences d’opinions sur des sujets importants comme l’éducation et la religion. De plus, sans faire l’apologie de l’école public, le réalisateur montre qu’il faut lui faire confiance et qu’il faut surtout faire confiance à son enfant. En cherchant à tout prix le meilleur, il est possible de passer à côté de ce que l’enfant veut vraiment.

Crédit image: allociné

Crédit vidéo: youtube

Shazam!

Réalisé par David F.Sandberg et sorti le 3 avril 2019.

Après Aquaman, la licence DC s’attaque au personnage de Shazam. Ce film me fait penser à un Marvel du milieu des années 2000 dans ces monstres et son scénario.

Voici le résumé du film sur le site allociné:

On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi… il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d’accueil, il suffit de crier « Shazam ! » pour se transformer en super-héros.
Ado dans un corps d’adulte sculpté à la perfection, Shazam s’éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Est-il capable de voler ? De voir à travers n’importe quel type de matière ? De faire jaillir la foudre de ses mains ? Et de sauter son examen de sciences sociales ? Shazam repousse les limites de ses facultés avec l’insouciance d’un enfant. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana…

Ainsi, Billy Batson se retrouve malgré lui avec des super pouvoir. Dr Thaddeus Sivana est le premier enfant du film à être appelé par le grand sage, mais il n’avait pas été jugé digne. Il y retourne plus tard pour invoquer les monstres des sept péchés capitaux et se venger. Nous avons donc des scènes de combat avec des monstres puissants, mais dont le design n’est pas fantastique. De plus, même si les studios Warner Bros commencent à faire des efforts sur les effets spéciaux, les scènes de nuits sont souvent sous exposées et très peu agréables à regarder. Les scènes de combats restent assez classiques malgré les pouvoirs du héros.

Concernant le scénario, le film cherche à redéfinir la notion de la famille. Bill Baxter à un lourd passé avec sa mère, est passé de famille d’accueil en famille d’accueil, et à bien du mal à faire confiance aux adultes ou à quelqu’un en général. De plus, le scénario veut aussi montrer les travers la célébrité soudaine, avec le passage où Bill en version Shazam n’en fait qu’à sa tête. Ainsi, pour arriver à vaincre le méchant, il va devoir faire confiance aux autres, comme dans beaucoup de films de super-héros.

Malgré ses approches un peu intéressante du scénario, les film DC n’arrive toujours pas à me procurer le même plaisir que les films Marvel. J’espère que le prochain Wonder Woman me laissera moins indifférente !

Crédit photo: Allociné

Crédit vidéo: Youtube

 

 

 

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